GUISE L'habitat participatif sous le toit du Familistère

Le Courrier picard – L’habitat participatif sous le toit du Familistère – Saint – Quentin – …
Saint-Quentin – Chauny
Dimanche 20 Mai 2012

Ecologis compiègnois et Eco habitat groupé ont présenté l’habitat participatif.

Cinq projets d’habitat participatif sont en gestation en Picardie. Un mode d’hébergement mal connu. Deux associations de logement expliquent.

L’habitat participatif ? Vivre ensemble dans un même espace. Pour présenter l’habitat participatif sous tous ces angles, les organisateurs (Ecologis compiègnois et Eco habitat groupé) de la rencontre sur ce thème ont choisi comme cadre d’accueil le Familistère.Pascal Lanselle, président d’Eco-Logis Compiègnois, explique le concept: « L’habitat participatif permet à un groupe de concevoir un habitat adapté et respectueux de l’environnement qui répond aux besoins de chaque foyer intégré au projet. C’est du sur mesure pour les besoins individuels et collectifs.»

En Picardie, « nous ne sommes pas en avance », estime Pascal Lanselle qui a créé l’association il y a un an. À ce jour, aucun projet n’a été réalisé en Picardie.

Mais depuis la création de l’association, cinq projets d’habitat participatif sont en cours de réflexion: un à Compiègne, deux à Château-Thierry, un à Amiens et un à Beauvais.

Pour le moment, aucun n’est prévu dans le saint-quentinois mais cette journée de présentation destinée aux particuliers, élus, collectivité et professionnels de l’habitat pourraient faire naître des initiatives.

Pierre-Yves Jan, président de l’association Eco habitat groupé, a lui-même participé à la création d’un habitat participatif. « Avant, je vivais en HLM, où j’étais locataire. Je me suis groupé il y a trente ans à Rennes avec d’autres familles pour devenir propriétaire. On a pu faire les achats ensemble, faire un prix maîtrisé mais aussi orienté notre projet sur l’éducation : dans notre habitat autogéré, les enfants ont des espaces à eux, des coins jeux, une salle commune… »

René Desequelles et son épouse, retraités, envisagent de se lancer dans l’habitat participatif. « On vit en maison. Je suis propriétaire à Amiens. On veut éviter l’isolement et avoir un logement plus accessible. »

Caroline, 36 ans, participe à ce même projet: « L’objectif n’est pas la lutte contre l’isolement mais réaliser un projet du vivre ensemble. On veut enrichir les liens entre voisins.»

Locataire d’un appartement, la jeune femme a hâte de le quitter et d’imaginer de A à Z son prochain logement avec son groupe, ses futurs voisins.

Avant le jour J d’entrée dans son chez soi, il va falloir un peu de patience: quarante mois sont en moyenne nécessaire pour mener ce projet immobilier à terme.

CAROLINE SUEUR
(article publié par le courrier Picard le dimanche 20 mai 2012)

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